Principales espèces de moustiques du Genre

Culex

considérées dans la lutte contre les insectes piqueurs et vecteurs de maladies

Auteur: Julien Baylet

Résumé 

Les moustiques du genre Culex font partie des moustiques les plus étudiés en Amérique du Nord quant à leur capacité à transmettre aux humains de nombreux parasites et virus durant les périodes estivales où la température atteint parfois 40°C. En effet, ces moustiques sont les plus actifs en été pour deux raisons. Ils sont les moustiques les plus résistants à la pollution. De ce fait, ils choisissent de se développer dans les égouts pluviaux (puisards) qui sont à la fois nombreux et pollués (matière organique et hydrocarbures).

 

Deuxièmement, une fois adultes, les femelles piquent des oiseaux sur lesquels elles prélèvent sang et pathogènes pour piquer ensuite des mammifères (ex.: humains) afin de compléter l’apport d’éléments nutritifs nécessaires à leur cycle de reproduction. Les Culex du Canada sont vecteurs potentiels de plusieurs maladies comme le Virus du Nil Occidental (VNO), le paludisme, la malaria et la dengue. Bien que ces maladies soient rares, leur existence dans un animal avec des explosions de populations aussi importantes peut représenter un danger sur tout un pays voire parfois un continent entier. Ce document fait donc le tour des principales espèces de Culex présentes dans le sud du Québec et qui font l’objet d’une attention particulière dans le contrôle des insectes vecteurs de maladies.

Morphologie

Le siphon respiratoire d’une larve de Culex pipiens est muni de quatre paires de soies siphonales enlignées, mis à part la troisième, décalées vers le milieu du siphon.

Habitat

Les Culex sont des moustiques qui supportent très bien les milieux pollués. Ils se retrouvent dans les fosses septiques, les égouts, les pneus et les fossés stagnants. Les égouts pluviaux sont la cible prioritaire de ces moustiques, car ils représentent des gîtes constamment alimentés en nutriments, la température augmente rapidement et les humains permettent aux adultes de se procurer les protéines nécessaires à la reproduction. Cependant, les Culex ne choisissent pas forcément l‘humain comme première victime, ils commencent plutôt par des oiseaux comme les corneilles qui vont leur transmettre le Virus du Nil occidental. En tant que vecteur, le moustique ne subit pas la maladie, mais la transporte jusque dans le sang humain où il devient potentiellement mortel.

Les soies siphonales du Culex restuans sont éparpillées tout autour du siphon. Observer les siphons est le meilleur moyen de différencier les Culex pipiens des restuans.

 

Cycle de développement

 

Les Culex entrent en diapause au stade adulte. Cette stratégie fait que même s’ils doivent attendre l’été pour se développer, ils se réveillent féconds. Ensuite, les larves éclosent rapidement pour se développer en deux semaines et donner de nouveaux adultes qui reproduiront le même schéma durant tout l’été.

Moyens de lutte adéquats

 

Les Culex comptent parmi les plus problématiques pour la santé des Canadiens, car ils sont vecteurs du Virus du Nil occidental, maladie dangereuse pour les nouveau-nés, les personnes âgées et autres personnes ayant une faiblesse immunitaire.

 

Pour ce moustique, le produit le plus utilisé est le méthoprène, un larvicide chimique autorisé dans les égouts pluviaux du fait de leur isolement des exutoires naturels. Son effet est de stopper le développement de l’insecte lorsqu’il se trouve au stade de nymphe. Son efficacité est effective jusqu’à un mois et son impact écologique, contrôlé pendant les traitements. Le BTI sous forme granulaire est parfois utilisé dans les milieux stagnants autres que les égouts pluviaux, mais il faut passer chaque semaine pour appliquer de nouveau le produit.

 

Utiliser le méthoprène est la meilleure alternative aux produits biologiques, car son temps d’activité permet de ne pas inoculer de trop grandes quantités de produits qui peuvent ralentir le traitement des eaux usées dans les centrales adaptées.

Pour plus d'informations sur le traitement biologique: Contrôle des insectes piqueurs.
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Date de publication: 27 Novembre 2015

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