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Principales espèces de moustiques du Genre

 

Ochlerotatus et Aedes

considérées dans la lutte contre les insectes piqueurs et vecteurs de maladies

Auteur: Julien Baylet

Résumé

Les moustiques du genre Ochlerotatus sont généralement printaniers, c’est-à-dire que leur phase finale de développement (le stade adulte reproducteur) s’effectue de mars à juin. Certaines espèces sortent de leur diapause (semblable à l’hibernation) et éclosent de leur œuf flottant sur l’eau tandis que la glace débute à peine sa fonte. D’autres préfèrent suivre la météo quotidienne pour concentrer leurs dernières forces lors d’averses et devenir adultes en trois à cinq jours (ex.: Ae. vexans). Le genre Ochlerotatus est donc très vaste où les espèces semblent avoir de nombreuses particularités physiologiques et comportementales inhérentes à leur milieu de vie, leur habitat. Ce document fait donc le tour des principales espèces d’Ochlerotatus présentes dans le sud du Québec et qui font l’objet d’une attention particulière dans le contrôle des insectes piqueurs.

Introduction

Dans le genre Ochlerotatus, on retrouve la plupart des espèces de moustiques présentes au Canada et qui font l’objet d’études dans le domaine du contrôle des insectes vecteurs de maladies. Les espèces suivantes sont les plus étudiées au Canada, car elles colonisent de nombreux habitats.

 
AEDES VEXANS


L’Aedes vexans fait certainement partie des moustiques les plus remarquables. En effet, il trouve sa particularité dans sa capacité à se développer entièrement en moins d’une semaine.

Morphologie


Sans loupe binoculaire, identifier une larve de moustique est impossible dans presque toutes les situations. Cependant, dès l’instant où la larve d’Aedes vexans est placée sous la loupe, son identification est quasi-immédiate. En effet, comme pour la plupart des autres espèces, l’identification se fait par observation du siphon respiratoire.

Reconnaître un Aedes vexans est très facile. Par exemple, la forme des bandes d’écailles à la base de chaque tergite (membranes sur l’abdomen semblant former des cases enlignées). Elles ne sont pas tout à fait droites, mais possèdent en leur centre une forme en " ^ " où les écailles sont moins longues que les adjacentes, caractéristique de l’Aedes vexans.

Habitat
Le développement très rapide de l’Aedes vexans est dû à son milieu. Au lieu de chercher un milieu aquatique pour pondre, les femelles adultes utilisent leurs sens pour détecter des places régulièrement remises en eau. Elles pondent dans le sol humide et dès qu’une importante pluie passe, les larves éclosent et se développent dans peu d’eau et sur un terrain plat où les températures augmentent rapidement (flaques, fossés, piscine, gouttières, réceptacles de pots de fleurs, etc.)

Cycle de développement

Les œufs sont présents toute l’année, mais plus intéressant encore, ils peuvent survivre 7 ans en diapause dans leur milieu humide et les larves en éclore, pour poursuivre leur développement dès l’averse terminée.

 

Durant le mois de septembre, il n’y a plus de larves seulement des adultes qui pondent des œufs auxquels ils transmettent le message chimique activant la diapause des œufs. De plus, les œufs possèdent la capacité d’activer eux-mêmes leur métabolisme et de réagir dès les premières pluies estivales.

Moyen de Lutte Adéquats

Comme pour la plupart des larves de moustiques, les larves d’Aedes vexans sont éliminées par le Bacillus thuringiensis (variété israelensis), un larvicide biologique, dont le seul impact potentiel serait de nuire à d’autres espèces possédant le même système digestif. Pour prévenir ces problèmes, des études sont menées par le MDDELCC (Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements Climatiques) et pour chaque site traité correspond un permis ayant fait l’objet d’une enquête par le MDDELCC.

 

 
Pour plus d'informations sur le traitement biologique: Contrôle des insectes piqueurs.

Ochlerotatus abserratus

Cette espèce est la première à sortir de diapause au printemps. Elle produit chaque année une importante quantité d’adultes qui peuvent vivre 1 mois et demi pour provoquer des vagues de piqûres chez les humains de fin mai à fin juin. Cette espèce concerne davantage les milieux forestiers; les adultes pouvant voler plus d’un kilomètre aux alentours de leur point d’émergence (sortie de la nymphe).

Morphologie

Pour identifier une larve d’Ochlerotatus abserratus on considère deux points; la région anale et la tête. Les numéros proches des soies sont leur vrai nom, ainsi on parle des soies 5C, 6C et 7C (C pour Céphale ou Képhalê en grec ancien) et des soies caudales supérieures (2-X) et inférieures (3-X). Comme on peut le voir sur cette figure, la selle, pointée par la flèche,  entoure complètement le segment anal au 4e stade larvaire contrairement à la plupart des autres espèces du même genre.

 

Pour ce qui est des autres caractéristiques, elles ne sont pas nécessaires pour l‘identification d’Ochlerotatus abserratus et sont plus difficilement observables.

Habitat

L’Ochlerotatus abserratus se développe dans les gîtes naturels, généralement en milieux forestiers. On le capture dans les sous-bois à tourbières et bandes riveraines qui quadrillent certains quartiers résidentiels éloignés ou quartiers semi-ruraux.

Cycle de développement

Tout se fait très vite pour l’Ochlerotatus abserratus une fois les neiges débutant leur fonte. L’activité larvaire ne dure que deux mois et les femelles adultes s’empressent de pondre durant leurs deux mois de vie, car les œufs entrent en diapause tôt dans la saison (fin juillet).

 

Moyens de lutte adéquats

 

Le Bacillus thuringiensis (israelensis) est pour l’instant le larvicide biologique le plus adapté aux larves d’Ochlerotatus abserratus.

 

Cependant nos équipes savent que par la faible température printanière et son impact sur le métabolisme bactérien, le BTI perd en efficacité en dessous de 5°C. De ce fait, CFROY met au point des recherches pour adapter l’utilisation du Bti selon la saison et le terrain.

 

Les particuliers ne peuvent pas vraiment résoudre ce problème, car les terrains sont généralement publiques, privés, sécurisés ou protégés. De ce fait, le particulier ne peut que signaler le problème à la municipalité qui envisagera alors de nous engager pour traiter le secteur.

 

Ochlerotatus canadensis

Morphologie

 

Au stade 4, la larve de l’Ochlerotatus canadensis est une des plus imposantes autant en taille que grâce à son exosquelette plus dense que les autres espèces. Taxonomiquement c’est le peigne et la soie siphonale que l’on considère comme les caractéristiques de l’Ochlerotatus canadensis. Mais sa particularité tient davantage dans son habitat et sa méthode reproduction.

 

 

L’Ochlerotatus canadensis se distingue des autres Ochlerotatus par...

Pour plus d'informations sur le traitement biologique: Contrôle des insectes piqueurs.

Ochlerotatus japonicus

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Date de publication: 27 Novembre 2015

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